Infidélité !

Les écrits sur l’amour ont fait couler beaucoup d’encre , depuis la nuit des temps. Quelles soient belles ou cruelles et mouvantes ou laissant des traces d’incertitudes, personne ne peut vivre sans amour .

Et, ça m’apparait encore plus criant de vérité en ces temps de crise. Certains couples se déchirent, leur vie tirait de l’aile comme on dit. Et, un(e) autre vie s’est peut-être immergée dans les puissances de l’infidélité.

Infidélité déjà bien trop présente depuis les calandres Grecs… J’ai entendu des histoires déchirantes , j’en supporterais pas le quart de ce que ces gens subissent ,qu’ils aient tromp(é)es ou été tromp(é)es , quelqu’un quelque part se trompe lui- elle même à son tour. Essayant de masquer toutes traces même transparentes pourraient t’elles êtres , il faut que la transparence soit immaculée.

Pendant que les étreintes s’envolent en l’air, bien des émotions jaillissent dans ces folies dites passagères,parfois. Parfois c’est une cascade pour ne pas dire une esclandre de sentiments qui naissent tel
une traînée de poudre. À cet instant, j’imagine qu’on se rend vulnérable alors qu’on se veut impénétrable .Insubmersible. Titanesque.

Alors qu’on est enivré par ĺa tierce personne, et ce jusqu’à la moelle de la peau. L’ensevelissement n’est jamais bien loin. On voudrait se souder à l’autre et se déculpabiliser d’être sous le charme, l’extase d’un autre corps.

Pendant ce temps là, un homme, une femme, termine de corriger les travaux de ses étudiants, lave les draps avec votre savon préféré ou se ronge les ongles d’inquiétude, se stress d’arriver à la maison pour préparer le souper tout en s’assurant qu’il soit prêt à votre retour.

Et votre coeur commence à manquer de force parce que des fissures s’étalent sur sa membrane, il sait qu’il aime ou pas, ou se questionne …pas ou plus. C’est révolu, résolu, ou il s’en fou, il a atteint le nirvana dans les bras d’un (e) autre. ( on parle du coeur ici)

Mais, le doutte peut l’atteindre, c’est là que la douleur de perdre vient le / la rejoindre au milieu de nul part après son départ.

C’est l’hécatombe, c’est là le risque que le coeur tombe. À la croisée d’un thrombose ou d’une surdose d’indécision, la tête ne peut plus réfléchir, c’est ca qui détruit nos vies.

Déchiré entre l’amour et la passion. Parce que dans une ,elle est morte depuis de cruelles années, et dans l’autre elle sécurise ce qui a déjà existé.

Il n’y a pas de bons / bonnes ni de mauvais(e)s personnes , tout le monde y perd.

C’est qu’il y a des vies qui n’ont jamais pu s’unir quand la passion et l’amour se sont rencontrés. Laissant le coeur à la dérive, des secrets enfouient , des desirs en désordre ,des sentiments qui fondent près d’une banquise . Deux êtres ne pouvant s’unir finissent par faire voeu de silence et / ou s’oublient eux-elles mêmes par la force des choses .

Et, pendant ce temps ,parfois , un semblant de résilience sur fond de résistance laisse un vide sans grande consilience.

À celui que j’aime , et qui m’aime , emmuré dans son silence.

Fée Romone, 🧚‍♀️

Photos:
Love intelligence.fr
Skyrock.fr
Ou trouver sur google.
Photos du ciel prises dans mon quartier.
Photo ; bord du fleuve Saint-Laurent.

Quand Pinocchio est démasqué !

Le mensonge, lorsqu’il est utilisé devient une arme . Le problème c’est qu’il fait des ravages même dans les silences. Il installe le doute, la méfiance, la remise en question, des remises en question inutiles.

Il fait perdre un précieux temps entre les individus. Surtout, lorsqu’il s’agit de relations personnelles.
Cette même arme de destruction massive, augmente le stress chez les individus, tant chez le manipulateur que sa ou ses « victimes ».

Lorsque les gens s’appercoivent des histoires, anecdotes qui se succèdent mais qui ne se ressemblent pas, le mensonge , tel une vermine, s’est déjà confortablement installé.

Le mal est fait. Irréversible et irrévérencieux…
La vie continue dans ces méandres… comme si par moment quelque chose flottait en suspens.

Puis, un élément ne concorde plus avec celui d’avant, les heures, les gens, les situations changent à un détail près. Le doute persiste toujours…

Ah! Tiens… ma mémoire me revient, je n’avais pas vu, pas entendu, ce qui devait être des faits deviennent des doutes . Ah non! C’était une erreur !!! Comment ça se fait que les histoires se dédoublent ??

À travers ça , il y a un peu de vrai…
Mais il y a tellement ( trop) de faux, que de différencier les deux, ce serait de la torture. Sais-tu ce que ça me fait d’entendre tes nouveaux récits déguisés, reformulés, maquillés!?? Tu es très conscient des dommages que tu as fait…

La preuve ;
Tu t’es même excusé … plusieurs fois.

Mais comme un enfant, tu recommences. Tu te fais prendre par moment, et pire je constate que des détails changent à chacun des récits. Ils sont modifiés, à ton avantage, bien sûr!
Les mots laissent des traces.
Alors je pars. Je te laisse avec tes mensonges.

D’ailleurs, en psychiatrie, le terme employé est mythomanie . C’est dommage d’avoir si peu d’estime de soi et d’avoir tant besoin de te raconter des histoires pour te sentir vivant.

Et de persister à dire le contraire…

Ton nez n’a pas allongé comme celui de Pinnochio…

Par contre, ta crédibilité et ta confiance m’ont démontré la couleur de ta personnalité ”multiple”. Je n’avais pas besoin de ça dans ma relation d’amitié.
Aujourd’hui, ce n’est pas tant que tu m’aies menti, (mais j’ai atteint ma limite de bulshit)… Mais c’est que j’ai perdu confiance, totalement confiance.

Je m’appercois que c’est plus fort que toi. C’est même pas contre moi. Je ne cherche plus à essayer de comprendre et/ ou te comprendre !!! Qui est-ce qu’il essaie de convaincre?!! Lui ou moi?
Si tu ments à moi…tu mens à d’autres…
Mais surtout à toi même.

Alors je pars.
J’ai décidé de me choisir…et de cesser d’être témoin de tes histoires toutes plus invraisemblables les unes des autres. J’ai épuisé ma limite du don de soi. Et, ça s’arrête ici.
Le dénis, il t’est salutaire. Tu vis avec lui, depuis tant d’années. C’est devenu un vieil ami. La vérité !? Elle dort dans ton inconscient.

Fée Romone 🧚‍♀️

7 décembre 2017

À l’épicerie…

Hier à l’épicerie…

Je suis à la caisse d’une épicerie, et par je ne sais trop qu’elle raison, une discussion s’entame avec le client derrière moi… on s’est mis à parler du sucre … puis il m’explique qu’il a perdu ( à l’aide d’un médicament )du poids avec un médicament .

Ce médicament lui a été prescrit en raison de son diabète…

Il avait qu’un seul article en main, une canne de nourriture pour chiens.

Au moment où il vient pour payer, je lui ai dit avec humour…
《…Depuis ce jour, vous manger de la nourriture pour chiens?》

Il l’a bien rit ! 😉

Fée Romone !🧚‍♀️

Fausses joies


        
Il se sont retrouvés au même endroit au même moment. Comme ça arrivait souvent .Comme dans la synchronisité du temps. Mais c’était pourtant un espoir déjà mort.

Il était juste venu voir si elle lui avait laissé un message,  une pensée , un sillage. Comme on regarde du coin de l’oeil , sans trop porter attention.
Elle a fait pareil, furtivement. Elle a écrit les premiers mots, <<tu es revenu>> ??
Il a répondu<< nous y sommes>>. Son coeur battait la chamade, il était là.

Il écrit ;
<<Mélanie, je suis  juste venu voir s’il y avait des messages.>>.
Alors qu’elle était en ligne, au même moment que lui. Et ,il lui était capable de répondre là.  instantanément.Oui, là !!

Il n’osait pas écrire la première lettre, le  premier mot. Mais il était là. Il avait le don de figer sur place ou de s’égarer sous ses pas, silencieux ,solonnel , comme s’il avait peur de s’enfarger dans ses mots tel un enfant qui lace mal ses souliers.

Nous étions là au même instant, dans cet univers virtuel, entremêlé dans nos vies parallèles à la croisée de nos déroutes perpendiculaires.

Tant de déchirures, tant d’attente dans la démesure.

<<Avoue,  tu t’ennuies ?>> Silence.

<<Avoue, tu venais voir si tu avais des messages de ma part, pis me dire que tu as pensé à moi?! >>

Elle ajoute ;
<<Quand je vais mal, je pense à toi. Quand j’ai de la joie, je pense à toi. Quand je me fais jouir je pense à toi.>>

Il  réplique,
<<Ben voyons, tu sembles contrariée!?>>

Oui, elle l’était, comme si elle venait de s’apercevoir qu’il manquait qu’un chiffre à son billet de loterie pour gagner le gros lot.

C’était ça ,sa relation avec lui. Une série de billets non gagnants. Meilleures  chances la prochaine fois.  Veuillez essayer de nouveau.

Comment pouvait t’elle ne pas être contrariée, après toutes ces années à gratter tous les « gratteux »  du monde sans avoir même droit à un billet gratuit ?!

Il pensait quoi lui, revenir comme ça ? Que ça ne la « désenchanterait » pas, avec sa réponse je suis juste venu voir si j’avais des messages…??

D’autant plus selon ses dires , elle était la seule personne  avec qui il « chattait » sur cette application…

Elle était là, en train de lui écrire tout en se demandant quel était son but ? Si , ce n’était pas de s’attendre qu’elle y soit, parce qu’au fond, ils avaient la même attente? Non?

C’est pourquoi elle aussi, elle est passée voir… comme ils l’ont fait une centaine de fois…

Souhaiter sa présence, même virtuellement, c’était pourtant pas si compliqué ?

C’est alors qu’elle s’est demandée (encore une fois), quelle importance elle avait (eu) dans sa vie ?

Si, ni plus ni moins m’sieur était passé par hasard, sans trop d’espoir … comme on jette les feuilles du revers de la main, quand elles garnissent  le pare-brise de l’auto.

Avant qu’il reparte à nouveau, elle s’est empressé de lui demander ;

<<La laisserais-tu pour moi ?!( Il a répondu sans répondre comme il a souvent eu l’habitude de le faire) .
<< Question à laquelle je ne répondrai pas.>>  lui dit- il, assez spontanément.

Un aveux, sans torture, le suspect venait de  prouver sans envergure, la nature même de son châtiment , il venait de lui avouer que ses sentiments ( à elle ; Mélanie) n’avaient aucune chance contre sa vie de 450.

Sa vie bien rangée dans son bungalow et son sous-sol fait de bois préfini.

Elle était déchue, comme tant d’autres l’ont été avant elle, comme d’autres le seront aussi, charmée par ses paroles couleurs miels.

L’arme du crime venant d’être trouvée, maintenant, elle pouvait partir la tête tranquille, l’âme en paix.

Mais, l’idée même de fermer l’écran, à ce moment précis, n’était pas une option.   C’est probablement ce qui aurait été le mieux à faire, mais, elle n’avait pas assimilé la réponse qu’il venait de lui balancer.
<<Jamais je demanderai à quelqu’un de mettre sa vie sur pause >> à t ‘il ajouté.

Alors que ses mots qu’elle avait écrits  précédemment, tu me veux dans ta vie ? Es-tu sur le point d’être libre? Ces mots,  étaient qu’un écho, un vide ??

Ils sont restés coincés quelque part entre l’envie et la peur d’agir. Dans un coin sombre de sa mémoire.

Elle a essayé à quelques reprises d’ouvrir le tiroir de ses souvenirs, lui rappelant son ardent désir.

<<Rien n’a changé dans ma vie>> dit  t’il.
Elle lui dit, <<Je passerai toujours en deuxième ?>>
Sa réponse, elle aurait pu la prédire d’avance. 
<<Je ne sais pas>> laisse t’ il tomber.

<<Je ne peux pas vivre juste d’espoir, je t’aime.>>  Lui confia-elle .  Il lui a dit;<< Je sais.>>

Elle répétait ses mots dans sa tête, elle était furieuse. Elle ne pouvait pas croire qu’il lui avait dit ça :

<<Je suis juste passé pour voir si tu avais écrit quelque chose qui dit que tu vas bien ! >>

<<WoW! >> Qu’elle s’exclamait tout haut, au bord des larmes.

Elle répliqua ceci ;

<<Faque,c’est comme un coït interrompu quoi? >>

<<Hein?>> Lança, sèchement. L’air surpris.

Elle ajoute ;

<<Juste venir voir si je t’ai écris quelque chose, c’est un peu comme ça, un coït interrompu. Tu t’attendais à ce que je ne réponde pas?
Donc, tu avais … une attente quelconque….>>

Il lui a répondu<<  J’ai rien écrit .>>

Les échanges sont demeurés les mêmes comme si c’était indéniablement irrévocable . Ça l’était. Mais, au fil des ans , ils essayaient de modifier le jeu du hasard et la combinaison des chiffres , des fois qu’ils avaient pu faire fortune ?

Mais ,c’était déjà perdu d’avance. Aussi vrai qu’il est possible pour le commun des mortels d’aller sur la lune !

Puis, il a fermé sa fenêtre virtuelle,  en lui disant qu’il avait besoin de digérer sa visite impromptue.

Il se laissait le temps, sans laisser croire à un éventuel retour  . Sans donner d’heure ou de jour, c’était sa façon de s’exiler . <<C’est à voir quand>> a t’ il répondu sans trop grande surprise.  En deux mots, il laissait « tout » ( pour ne pas dire il la laissait ) en suspens.

Puis , il s’est en aller.  

Elle lui a répondu en ne sachant pas s’il reviendrait,  ne s’attardant pas à son retour ;

<<Tu sais pourquoi on revient l’un vers l’autre ? J’ai l’impression qu’inconsciemment on vient voir, on vient valider, si on a toujours droit à cet amour.
Nous y avons droit. Toi et moi. Je t’assure.

Comme si on voulait s’assurer qu’on ne sera pas oublié par l’autre? Comme si on se demandait si on a de la valeur, si cet amour va résister au temps, on veut être rassuré. 

C’est pourquoi c’est tant déchirant. C’est pourquoi on ressent cela si fort.  On a beau se fuir,se couper de l’autre, c’est dans nos coeurs et nos souvenirs que se tiennent nos sentiments. Voilà pourquoi on revient inlassablement.

Même si c’est difficile de composer avec le manque de l’autre, on espère je ne sais trop quoi, une réponse, un changement de situation. Pis, au final, je reste là, depuis 10 ans  . En cherchant le chemin qui mène à toi.

Et pendant ce temps- là  , tu continues de conjuguer avec tes réalités, tes inquiétudes, tes désirs, tes combats. Je n’ai pas dit que je n’avais pas les miens. Moi, emmuré dans ma solitude, essayant de me créer une vie sans lassitude.

Un jour, l’infirmière de l’hôpital m’a demandé où je me voyais dans 5 ans? Je lui avais répondu <Être en paix avec les décisions que j’aurai prise ou celles que j’aurai à prendre quelles qu’elles soient >> .  Voilà, ce que je sais , c’est que je n’ai jamais cessé de t’aimer, même après toutes ces années.

Est-ce que je suis en paix avec ça  ? Oui, sauf avec nos réalités respectives. Je ne sais pas trop pourquoi je reste planté là,  comme un chien attend son maître.  Je suis faite comme ça, j’aime avec passion, même si c’est de la déraison.

On reste par insécurité, toi qui espère que je serai toujours libre le jour où (peut-être) tu sortiras de ta prison de verre, et moi qui attend un signe ,un tout petit signe pour faire un pas vers toi, quelque chose qui me permets d’apercevoir même au loin , un mot, un message, une main qui me dit , je te fais une place dans mon univers. 

Vient, maintenant nous avons toute la vie devant nous.

Mais, non. Je suis bel et bien réveillé , la date est expirée, pire elle existe que dans mes rêves pour ne pas dire qu’elle n’a jamais existée.

Je t’aime pour tout ceux que je n’ai pas aimé, pour tout ceux qui se perdent dans leurs sentiments, pour ceux qui cherchent encore comment entretenir cet amour sans se déchirer, sans se nuire, sans se détruire.

S’aimer pour ne jamais mourir…

-I’m sorry, you’re just part of me I can’t let go. Musique de Chicago. / But I can’t stay away from you. ; Gloria Estefan. / Like the  river to the sea, I will always be with you  And if you sail away,I will follow you. Phil Collins. –
… Mélanie >>

Puis, pendant qu’il passait sa vie à digérer son retour, elle s’est mise à réfléchir à son tour.

Elle s’est dit, je ne peux pas passer ma vie à chercher les chiffres gagnants des loteries , surtout si les combinaisons peuvent se décomposer. Parce qu’ au fond , c’est moi, qui est en décomposition. Il n’y a pas trente six mille solutions.

Va t’il me falloir encore 10 ans pour chercher la vérité dans l’illusion ?

Alors elle n’a pas attendu qu’il revienne pour lui balancer sa peine. Fallait qu’elle arrête de croire qu’un jour, elle gagnerait son coeur.

Rien ne pourrait lui assurer son retour définitif… Rien.

Elle lui a écrit un long message, avant de plier bagage;

Mon amour,

<<Chaque fois que je revenais vers toi, je m’attendais à un changement  .Un tout petit changement même minime soit-il , afin de me poser sur ton île.

Mais, elle était déserte, ton île. Tu venais voir si j’y étais toujours. Où j’aurais bien pu aller ? Seule, dans mon appartement,  le coeur libre comme l’air,  alors qu’au fond tu me manquais comme on manque d’oxygène !

Je restais là, seule, sur le seuil de ma porte à attendre un signe de la main, une réponse virtuelle, un appel. Des fois je me disais qu’un peu de toi c’était mieux qu’être la reine d’un roi.

Il m’arrivait de rester de longues minutes devant mon écran , les yeux rivés là,  en espérant que tu m’écrives un mot, un mot qui réchauffe le coeur. Mais bien souvent, il n’ y avait rien. C’était plein de vide!

Combien de fois durant nos échanges,  tu t’éclipsais, sans avertissement.  Probablement pour ne pas que ta femme apprenne ta double vie. C’était déchirant, surtout quand je te sentais triste ou que physiquement c’était un dur moment à passer pour toi.

Tu sais, je ne connais personne qui peut vivre d’amour et d’eau fraîche en permanence…. Alors imagine d’espoir et désespoir ce que c’est!!

Non seulement je ne savais pas comment tu allais, je savais encore moins si tu reviendrais, et dans quel état je te retrouverais. Ça pouvait durer des heures,un jour peut-être deux… pour moi c’était si long…Ça devait être ça, l’éternité ?!

Nous nous déchirions au fil des saisons.

Après chacune de nos rencontres, quand je revenais chez moi, je retrouvais ma solitude plus vive et  plus froide à chaque fois.

Tes silences, ils résonnaient en moi, comme des timbales , tes cris du coeur, je les entendais, j’aurais tant voulu t’éclairer durant les nuits sombres. Mais, tu virvoltais comme le vent. Je ne suis pas arrivé à te retenir. Même pas contre le temps.

Désarmée, devant la réalité  . Notre réalité.

Toi, est-ce que tu entendais les miens ? Parfois je criais à pourfendre l’air. Je finissais par me noyer dans l’océan de mes larmes,  je n’arrivais pas à contenir ma peine.

La tienne comme la mienne. Souvent, très souvent, je me suis perdue à travers nos exaltations et nos séparations.

Combien de fois, combien de minutes grugées ici et là, attendant  quelque chose qui me donnerait envie de croire à un  » nous ».

Trop souvent, je me suis butée à tes excuses, tes désolations . Elles ont crées des émotions écrans, elles se sont incrustées en moi, au fil du temps. Lentement mais sûrement.

Elles polluaient mes neurones .

Ce que tu ne sais pas, ce que tu ne réalises pas, c’est qu’il y’ avait que moi qui t’aimait comme ça .

Tu sais combien de poèmes je t’ai écris, des dizaines !!
Moi qui dormait mal ou qui dormait pas de la nuit. Quand tu te réfugiais dans ton mutisme olympien.

J’y ai cru, moi. Un certain temps, un certain moment. À contre courant, mais j’y ai cru . Comme on croit à la fée des dents,au père noël. Naïvement, follement, j’y ai cru.

On s’est juste connu au mauvais moment, mais tu es ma plus belle histoire d’amour mais à la fois ma plus toxique à ce jour.

Ça t’a pris 10 ans pour me dire que tu avais un chien ! Comme si c’était un secret d’état !

J’étais prête à assumer qu’elle existe et qu’elle vive avec toi, un certain temps, mais pas 10 ans…et pourtant, je suis resté ! Pas de quoi à me féliciter!

Je voulais apprendre à te connaitre, pas à savoir qu’elle met elle te cuisine, ni savoir si un jour elle voudrait visiter la Chine.

Tsé, je ne peux pas tout ignorer, faire comme si ça ne me dérangeait pas. Elle existait dans ta vie, bien avant moi .

Elle a sans aucun doute de très belles qualités, tu l’as enfanté deux fois, où sont nés vos enfants, tu l’as aimé, est -ce que tu l’aimes encore ? Même si tu ne la désire plus. Non, tu n’éprouves plus d’amour pour elle, tu me l’as dit à quelques reprises.

Mais elle est une valeur sûr pour toi, elle a un emploi stable, un fond de pension. Une hypothèque que vous partagez à deux.

Moi, j’ai rien de tout ça. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles j’étais un risque , peur de perdre ton capital financier, un enjeu de taille devant moi, je ne pourrai jamais me battre contre ça, ce n’était ( n’est) pas mon but, le  seul capital que je connaisse c’est celui de mon intégrité.

Comment peux-tu continuer à vivre dans ta cage dorée, si tes sentiments se sont dissipés ? C’est ce que tu m’as toujours dit . C’est ce qui était de plus vrai. Du moins, encore une fois, j’y croyais.

J’ai cru à un avenir avec toi. Je me culpabilise tellement, d’être resté accroché à une idyllique histoire.

Sauf que la culpabilité ne sert à rien,et  il n’y a pas d’avenir dans le passé, à ce qu’on dit. L’important c’est d’apprendre de cette expérience et surtout ne plus revenir, non, ne plus revenir.

Et, tu as osé répondre à mon message d’adieu. Contre toute attente, tu as essayé à nouveau de me retenir dans tes bras, en évoquant ces mots;

<<Mélanie,
Je vais revenir quand je pourrai offrir et recevoir sans contrainte. Vraiment désolé,  vraiment troublé. >>

Ne revient pas. Non. Ça sert plus à rien. J’y crois plus .
Je te crois plus. Je suis saturée. Ma réserve de patience s’est épuisée.

Parce que ça en vaut plus la peine, d’ailleurs j’en ai tellement eu, de la peine,que je crois que c’est un des seuls investissements dans lequel j’aurais pu tirer profit, si mes larmes avaient eu une valeur sûre, je serais devenue riche après toutes ces années. ..
….

Regarde le scénario.

J’imagine déjà la scène , tu reviens pour de vrai pour de bon. Nous valsons sur des airs d’amoureux . Puis, un jour, tu te lasses de cette union,de moi , tu cherches à fuir ton quotidien qui vraisemblablement t’étouffe.

Et, tu rencontres une femme, une autre qui risque de vivre le même sort que moi. Le même que ta femme actuellement …

La roue du questionnement revient, les absences, les réponses préfabriquées d’avance,  non merci, le manège a assez duré. Je sors avant de me retrouver avec des étourdissements et la nausée .

Tu m’as jamais rien promis mais je n’étais et je ne serais jamais incluse dans ta vie ! Tu le savais déjà, dès le début ? Hein? Si tu ne sentais pas la force de me dire je t’aime, en occurrence, ait au moins le courage de t’avouer cette évidence.

Mais, ça aussi ce serait vraiment trop lourd d’assumer cette alarmante situation, elle était criante de vérité ! Pas vrai?

Ça  te ferait trop mal d’en assumer la responsabilité ?

Oh! J’avoue, j’ai ma part de responsabilité. Mes attentes et mes attitudes qui parfois te paraissait démesurées. Mais si tu avais pu limiter les dégâts, on en serait pas là. Me mentir ne t’as pas servi non plus.

Pourquoi j’attendais autant de toi ? Parce que tu conjuguais si bien le mot attend  par ton absence et tes manques. Parce que tes paroles ne s’accordaient pas avec ton ambivalence.

Et ça, c’était presque cruel.

J’avais juste besoin de transparence. Tu avais juste besoin de distance. Mais au final tout ça  n’avait aucune importance, parce que cette torride histoire, elle n’ avait aucun sens.

Conclusion;

J’ai l’impression que nous en sortons perdants tous les deux, parce que l’amour ce n’est pas vivre dans  l’attente perpétuelle, ce n’est pas donner un peu de bons temps dans l’attente de trouver mieux!

Ce n’est pas de laisser l’autre avec un masque à oxygène avec à ses côtés un bonbonne de gaz.  Ce n’est pas lui dire de rester et partir dans la même phrase. 

Ce n’est pas de cacher son désir pour une autre devant sa propre femme. Ce n’est pas de chercher à garder une pour combler ses manques tout en restant avec l’autre et tout en étant capable de la regarder dans les yeux, lui souffler un je t’aime!?

Alors qu’au fond de soi, on est à cent mille lieux. On lui dit sans conviction, comme un mot appris par coeur. Mais, n’ayant plus aucune valeur.

Ou

Pire, peut-être, ne plus être capable de lui exprimer ses sentiments et de rester là,  en train de regarder la relation s’éffriter.

Non, ce n’est pas ça pour moi, aimer.

Aimer c’est entretenir la séduction, c’est d’écouter l’autre, c’est d’affronter les aléas de la vie, ensemble sous le toit nommé confiance.

Je reconnais la différence. 

Aujourd’hui, j’ai plus la force de t’attendre, pas même quelques secondes, minutes, heures, jours, nuits. Tu as épuisé tous les coupons rabais qui menaient à mon coeur.

J’ai atteint la limite de ma patience . Atteint le fond du baril de la  résistance . Épuisé ma tristesse.  Je me  suis promis que je ne retomberai pas dans la marmite des illusions,  pour cet amour qui vivait sous un respirateur artificiel… Je ne te laisserai pas ma vie entre tes mains, et vivre par procuration dans l’attente d’une ultime réparation, une ultime preuve d’amour sans légitimations ni liberté d’expression.

Je te souhaite de la sérénité, de la santé ,du bonheur à profusion,  et enfin , finir par pouvoir répondre à tes propres qestions  . Et assumer tes décisions.

Malgré tout ça….
Je garde de merveilleux moments, ils sont ma/ ta mémoire.

Mais…

Je pars avant de mourir de chagrin . Avant
d’essayer de me convaincre que les statistiques peuvent se tromper, avant que j’espère un
changement, croire à ta fidélité, avant d’apprendre qu’une autre te convoite ou que tu l’ais
embrassée , aimé, tu l’ais baiser, avant de devenir complètement ivre d’amour, avant de
manquer de temps, avant de devenir folle, avant de devenir sénile, avant de retomber dans un
pattern sans fin, sans pouvoir aimer à nouveau, avant de vouloir faire demi tour et te confier tout
le soul de ma peine, je pars avant que tu reviennes …

Une partie de moi t’aimera pour l’éternité.

L’autre ( l’autre partie)
Va essayer de se pardonner d’être resté là…

Voilà,  je ne reviendrai pas. Je ne reviendrai plus. J’ai assez pleuré, eu assez de colère pour dépeupler tous les arbres et les rivières de la terre. Anéhantissant leur entité pour les décennies passées et celles à venir.

Je pars sans jamais plus revenir, je vais prendre soin de moi . Et. Guérir.

Signé, ta part manquante. ♡

Fée Romone 🧚‍♀️

À toi !

À toi qui lit ces mots. Je suis une perle d’eau douce polie par le sable. La mer est mon seul et unique refuge. Je suis un trésor endormi au fond de ton océan marin.

Je me réveillerai le jour où tu liras tout le désir qui dort en moi… pour toi. Tu le liras dans mes yeux, sur mon sourire, dans une étreinte où je me retiens de t’embrasser.

Il est si précieux que je m’en voudrais de le voir s’envoler, s’échapper par le vent , qu’il s’efface de ma vue ou de mes bras et qu’il se fracasse du haut d’une falaise . Et, se cristallise sous l’emprise d’un vent violent sans m’avertir, sans surprise.

Si le « destin » te place sur mon chemin.
Si on se croise au dépanneur du coin. Si c’était au bout d’une allée d’épicerie?!

Me voilà en train de chercher mon argent dans le fond de ma sacoche, sous le regard impatient d’une caissière!? En attendant l’autobus ? Sous une pluie torrentielle, muni d’un parapluie troué!?

Ok. Ok. Je dramatise.

Mais si c’était ça notre destin !?

Alors, s’il-te-plaît éclair moi, afin que je n’efface pas ta trace si l’éclairage est tamisée ou défaillante,
si le soleil ou la lune nous tournait le dos, et que je me perde dans l’ombre de mes doutes, impatiente.

Ce jour où je ressentirai ta présence, même en ton absence, ce jour où le silence parlera pour nous, ce jour là, je saurai que tu seras à mes côtés, « side by side  » et nous marcherons main dans la main jour après jour sur le sentier de l’avenir .

Et, je composerai d’autres poèmes pour te rappeler à quel point je t’aime. Et même si la mort venait à nous séparer, l’amour triomphera dans le temps, le reste du temps, celui qu’on chéri pour des éternités. ♡

Fée Romone ❣ 🧚‍♀️

Un volcan tranquille

J’étais assise sur un volcan tranquille, qui menaçait à tout moment de voler en éclat. Sous l’herbe séchée mon corps aurait pu brûler.
Je ne voyais pas les allumettes dans ta main et dans l’autre, ton coeur en mille miettes .

Je suis resté là, je suis resté là à te regarder jouer avec le feu, jouer avec ma tête, ma raison, mes sentiments mes émotions.
Tu as crée des dommages à l’image de tes perceptions, des ombres pour ne pas dire du brouillard et des brouillons à travers tes illusions .

La violence parfaite pour instaurer le doute. La violence des mots comme celles de tes absences, la violence traversait même nos secrets .

Dans le creux de mon lit, tu avais le malin plaisir d’éjecter tes frustrations con-jus-gale sur mes draps. Hé oui ! Et, ce sans te soucier du bonheur que j’avais de t’avoir près de moi le temps d’un instant .

Je sais maintenant pourquoi je me sentais si vide après ces étreintes , j’étais éteinte. Tu avais le don d’allumer la flamme en moi et l’éteindre aussitôt.

Tu ne pouvais pas me regarder droit dans les yeux lorsque je tremblais à tes côtés, tu étais ailleurs, même tes bras étaient à des kilomètres de moi.

Tu repartais après avoir vidé ton sac, et moi je restais allongé sur mon matelas, le corps en petite boule. Les larmes qui coulent comme une champlure. C’était là,le point de rupture.

Même la violence muette peut détruire, c’est peut-être pire ?! Parce que chacun de tes départs je ne savais pas pourquoi je me sentais dépérir . Parfois, je voulais en mourir.

Tes absences, tes silences créaient des doutes que je n’ai jamais su ni jamais pu comprendre, sans finir par toujours
me sentir insuffisante en permanence.

Je suis libéré de ces chaînes et ces enchevêtrements. Je t’ai laissé là, au pied de ta falaise volcanique, parce que je n’en pouvais plus d’étouffer dans ton cirque .

Un jour, un jour je vais aimer à nouveau. Mais jamais plus je vais accepter d’être la moitié d’une autre, si l’autre aime la même moitié que moi, c’est à dire comme toi;

Comme toi qui aimait une partie de cette moitié, comme toi qui m’aimait à moitié. Moi qui t’aimais en entier, imparfait …
Comme elle qui te pensait fidèle , vrai !?

Un jour, je serai aimé à part entière sans me sentir divisée, sans me sentir coupable , sans me sentir défaillante ni redevable ou mitigée. Coincée.

Pendant qu’une autre femme attend le retour de son roi … Un roi déchiré entre deux reines. Le coeur rempli de peine.

Elle attend ,elle a tant de doute qu’elle redoute mais elle attend ton retour en espérant ne pas trop s’en faire et
que ceux-ci soient qu’imaginaire .

Assise sur un volcan tranquille… Avec l’amertume comme béquille, la violence est insidieuse, même muette elle est contagieuse.

Fée Romone 🧚‍♀️♡

La violence sans nuance.

Quand les mots tuent à petit feu, il ne faut pas se surprendre de se sentir engourdi à l’intérieur de soi. Je me sens englouti, je me sens déraciné, je me sens déchiré.

Ces « petites » phrases assassinent qui se dessinaient au fils des ans… Elles ont fini par m’assaillir . Je suis toujours resté surprise par la méchanceté gratuite.

Mon silence appaisait votre conscience. Maintenant, il y a urgence d’agir. Je n’en peux plus, j’en sortirai pas indemne, mais à ce qu’il paraît, tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort?

Je n’ai pas l’envie d’être plus forte, j’ai juste besoin d’avoir la paix.

Aidez moi à accepter ce que je ne peux changer, parce que ma réalité présente est cruelle, elle m’a coupé les ailes.

J’ai perdu l’espoir qu’un jour nos sentiments pourront se retrouver. Il y a des gens qui sont obnubilés par leur perversion narcissique, qu’ils en oublient leurs propres part d’ombre. Ils préfèrent projeter leurs malaises chez les personnes qu’ils disent aimer.

L’amour, l’amour ! Ben voyons ! C’est pas de l’amour ça ! C’est tout sauf de l’amour. C’est du poison en canne !

Les apparences doivent être préservées, sauver les mauvaises consciences, mais écraser, humilier au nom du pouvoir, au nom de la bienséance conjugale, familiale, parentale. J’en ai marre, j’en ai tellement mal.

Je lâche prise, mon coeur est épuisé. J’ai brisé la chaîne, cette violence qui enmurait ma quiétude, depuis mon enfance . Je n’ai pas fait voeu de silence. Fini la méfiance !

J’assume mes écrits!

On me dit que je dramatise, alors qu’on banalise. Les dommages collatéraux sont bien présents sur ma peau. Et, dans ma mémoire aussi, le corps n’oublie pas, les mots et les silences créaient des tapisseries de vigilances afin que je puisse survivre à ces abus de confiance.

La culpabilité m’a rongée jusqu’à aujourd’hui. Alors que je n’étais et que je ne suis pas responsable des dégâts que j’ai vécue.

Je ne suis plus victime, je suis survivante d’une famille dysfonctionnelle.

Afin de me reconstruire, me guérir, je prends de la distance. C’est probablement tout ce qui me reste à faire.

Les sempiternelles discussions ne servent plus à rien, sauf à générer des émotions qui finiront juste à m’empêtrer dans une ritournelle d’auto-sabotage. Et ça, ça je les ai jeté à la poubelle. Elle nuisent à ma guérison.

Je vous invite à prendre vos distances si vous êtes victime de violence, peut importe qui vous maltraite, conjoint (e), ami(e)s , frère, soeurs, parent, employeurs,
vous avez droit au respect .

Fée Romone en processus de guérison !

Vous pouvez m’écrire en pv. Si je peux aider, ça me fera plaisir.

Fée Romone !🧚‍♀️

Le trio des solitudes

On s’était apprivoisés. On avait appris à se connaître , avec le temps, malgré nos différences, malgré les quatorze mois et demi qui nous séparaient, malgré nos origines et nos vécus , moi qui attendait une stabilité vous qui attendiez depuis des années un(e) enfant à chérir …

J’ai reçu bien des choses que plusieurs enfants n’auront jamais dans leur vie, faute d’argent, faute d’amour ,faute des carences faute d’avoir pas su s’aimer soi-même.

Pis,une part de soi a été ostracisé, pourquoi ? Parce qu’elle s’est perdue ? Parce qu’elle s’est égarée ? Elle s’est jamais reconnue, pour ne pas dire connue.

Et, je me suis finalement oublié, complètement oublié. J’ai préféré taire ma souffrance muette car notre relation au lieu de se solidifier, elle s’est mise à s’effriter.

Nos rares moments agréables je les ai emmitouflé dans un coin de ma mémoire pour me donner le courage de continuer à croire que nos vies pouvaient se consolider, devenir enfin, immuables, solides ,vraies, stables.

Mais non! C’était juste une autre mauvaise perception, un rêve, une illusion. J’ai idéalisé cette vie pour continuer d’y survivre sans y laisser ma peau. Sans me jeter à l’eau. Ah! Ce que la violence des non dits peuvent exprimer sans dire un seul mot.

Combien de fois j’ai voulu rejoindre le ciel, afin de me voir brillante à la tombée du jour . Telle une étoile qui scintille dans le firmament. Moi qui est si peu croyante, je savais bien trop que je serais grugée par l’érosion de la terre, rongée par des insectes dont je ne connais même pas le nom. Mais, imprononçable avec des consonnes et des voyelles collées les unes aux autres.

Et, je me suis dit, NON! NON! Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai que je vais me laisser ! Ce n’est pas ce foutu vécu qui va contrôler ma vie . Ce n’est pas vrai que je vais baisser les bras, alors que je suis tout près du but. Gagner ma liberté !

Choisir de ne plus me faire violence, choisir de ne plus me laisser parler comme si j’étais déficiente, comme si j’avais une altération au cerveau m’empêchant de comprendre les choses comme il faut. NON! C’EST ASSEZ!!

Alors, j’ai décidé qu’il fallait que me préserve. Ma santé mentale en dépendait.
Afin de me reconstruire, j’ai pris de la distance avec vous, j’ai mis clairement mes limites comme on le ferait avec des enfants, parce que les miennes avaient été franchises, sans qu’on m’ait apprise à le faire, parce que c’était chose commune, essuyer vos ordres sur le tapis de mes lacunes.

Je n’avais rien à dire. Ma parole avait autant de valeur qu’un tas de guénille enchevêtrées dans une chaudière garni de décombres et de poussières.

C’était la loi. Une rigidité désarmante , c’était le chien de garde contre toute accusation contre toute communication.

Tout ça à laissé des traces, au lieu des cendres. Parce que j’ai eu le courage d’affronter ma part manquante, descendre pas à pas au 36 ième sous-sol là où dorment mes peurs, accueillant l’ombre qui planait sur moi.
Je lui ai offert une place à mes côtés, et ensemble on a tellement pleurés. On s’est prise dans les bras, on s’est consolés, on s’est promise de s’aimer soi-même. On s’est jurés de prendre soin l’une de l’autre parce que l’amour de soi est notre bien le plus précieux.

Et, aujourd’hui, j’ai décidé de fermer toutes les portes qui nuisaient à ma quiétude. Parce que la violence peut devenir une habitude, bien qu’elle revête des airs de lassitude, mais au fond, c’est pour mieux cacher sa perversion qu’elle laisse miroiter toutes ses émotions sans jamais dévoiler la nature même de ses intentions.

Je suis triste d’avoir à me protéger de ceux qui devaient prendre soin de moi. Au lieu de m’écouter, m’appuyer, m’encourager, me protéger me rassurer. Le jugement , la critique, le dénigrement , l’inquisition ont pris leur aises, durant ces années il a fallu que je me taise.
Parce que c’était comme ça, au risque de déplaire et par peur de perdre cet amour, j’ai agis comme ils le voulaient. J’ai été aimé oui, mais pour ce que je devais accomplir et non pour celle que j’étais en devenir !

Parfois, ils ont l’air d’enfants à qui on a enlevé un jouet, parce que je ne suis plus le pantin avec lequel ils pouvaient jouer en tirant les ficelles d’une main et me diriger de l’autre !

Le triste sort, c’est qu’ils ont l’air à être les seuls qui ne voient pas la tyrannie qu’ils ont eux-mêmes bâti au fils du temps.

Je les laisse à leurs sort, je me battrai plus pour essayer de leur faire voir la vérité, je me suis battu à m’en épuisé . Tout ça pour être aimé et reconnue à ma juste valeur.

Maintenant, que j’ai constaté l’ampleur des dommages collatéraux. Je ramasse les lambeaux de ma vie, essayant de recoller les morceaux qui ne se sont pas démoli ou fracassé quand je suis tombée en bas de mon estime.

Je reconstruirai celle que j’aimais, celle que j’aime et j’avancerai avec un peu plus d’amour pour celle que j’étais celle que je suis, celle que je souhaite devenir. Laissant les commérages de basse-cour s’épivarder si les commères prolifèrent mes écrits.

Je laisserai dire …

Parce qu’au fond, j’ai tout fait pour qu’ils m’écoute, mais faut croire que c’était plus confortable pour eux de rester dans le silence et le doute.

J’en ai plus rien à faire…

Mon intégrité, ma dignité vallent plus cher!

Fée Romone !🧚‍♀️